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Au dessus de la reculée de Revigny

              A partir du village de Revigny, comme nous l’avons vu à propos de la liaison avec la vallée de la Sorne, les voies d’accès au plateau, côté sud-ouest, sont plutôt rares. Au départ du quartier dit du Tonkin, nous avons emprunté le chemin de la Machardière qui, jadis se prolongeait en tant que Chemin de Revigny à Vernantois. Aujourd’hui, cet itinéraire est difficile (selon les saisons) et présente une lacune de 150m environ, aux 2/3 de la côte. C’est néanmoins la voie la plus courte pour aller de Revigny à Vernantois, voire à Saint-Maur.

           Nous n’avions pas juger bon d’insister sur le chemin de la Malpierre qui, partant lui aussi du Tonkin, sur la gauche, en montant, mène au plateau, sans lacune...dans la côte. Son inconvénient majeur tient dans sa lacune sur le plateau. Il portait jadis le nom de Chemin d’Orgelet. Actuellement, dès l’ascension achevée, on débouche dans des prés clos de barbelés. Sans GPS ou boussole, on peut se fier au bruit pour rallier la route D52, dont les bas-côtés ne sont pas propices à la marche à pied!

           La situation vient d’évoluer très récemment grâce à la mise en place du belvédère de la Croix de la Malpierre. Longtemps, cette croix de pierre était restée au sol, oubliée des rares promeneurs à se risquer dans cette zone boisée. Elle vient d’être relevée et consolidée, surmontant un nouveau belvédère d’où la vue sur Revigny et Conliège est remarquable. Au fond, le panorama s’achève sur l’Ermitage et Coldres. Du coup, le chemin qui porte le nom de la croix récemment érigée se trouve intéressant pour y conduire les courageux marcheurs désireux de découvrir le nouveau point de vue. Il ne faut pas se cacher, malgré tout, le caractère parfois rébarbatif dudit chemin. Ce dernier est creux, très pierreux dans sa partie inférieure. Après une période pluvieuse, il tend donc à se transformer en petit ruisseau. Dans sa partie supérieure, il finit en serpentant et en tranchée entaillant le rebord du plateau. Le plus court sentier pour rejoindre la Malpierre démarre sur la gauche, une centaine de mètres avant l’arrivée en bord de prairie.

           Toujours en sous-bois, on suit la trace qui conduit à une clôture facile à franchir. Il suffit alors de longer le bois sur sa droite en marchant dans le pré. Après deux cents mètres environ, légèrement sur la gauche, on découvre une allée fraîchement déboisée, que l’on gagne après un deuxième franchissement de la clôture, pourvue ici d’un portillon amovible. Encore deux ou trois hectomètres et voici le plateau formant une sorte de promontoire, en enfilade de la vallée joignant Conliège et Revigny. C’est précisément en ce lieu que nos ancêtres avaient placés la fameuse croix. Aujourd’hui, l’exubérance de la végétation a nécessité de ménager une trouée autour du nouveau belvédère, à l’allure rustique que lui confère sa balustrade en bois.

           Autre découverte, la possibilité de continuer en direction du Retour de la Chasse, marquant le haut de la route des Monts de Revigny (ex RN 78). On quitte le belvédère en marchant dans un fossé forestier (il n’y en a qu’un). Il suffit de le suivre sur plusieurs centaines de mètres, avec deux changements de direction en cours de route, et l’on débouche sur un chemin empierré, à prendre sur sa gauche et à suivre jusqu’à son terme. En fait, ce cheminement proche du rebord du plateau demande près de 45mn si l’on ne force pas l’allure. Mais c’est assurément plus reposant que de pratiquer l’ascension des monts depuis le Tonkin!

Le village de Revigny n’échappe évidemment pas aux regards. Le Tonkin, dont on est parti, se situe complètement sur la gauche. En face s’étale le lotissement proche de l’ancienne gare du Tacot.

La position du belvédère permet de découvrir, en enfilade, Revigny et Conliège, surmonté de son Ermitage et de l’ancienne ferme de Coldres.

Voici la vision du nouveau chemin élargi qui s’offre aux yeux du marcheur qui vient de quitter le pré...après avoir consciencieusement refermé le portillon.

Quelque deux cents mètres plus loin, on devine que le but est proche...comme le bord du plateau.

Effectivement, voici la croix ressuscitée. Mais, vu de l’arrière, le monument est bien étrange avec ses tiges métalliques de consolidation!

En s’avançant d’une vingtaine de mètres, la rambarde en bois matérialisant le nouveau belvédère devient visible. Comme le devient également le panorama.

Cette fois-ci, vue de l’avant, la Croix de la Malpierre paraît telle qu’elle fut aux siècles passés, avant sa chute. Avec, toutefois, une différence: les terrains ne devaient pas être aussi boisés!

Au niveau de la balustrade, le terrain commence déjà à descendre. Plus bas, il n’y a pas de falaise mais la pente est raide.

Cette photographie découle d’un « zoom » rapprochant le bourg de Conliège. Seule la partie supérieure de la rue Haute, à droite, est cachée par le relief sous les Tilleuls.

Les abords du belvédère ont été dégagés, mais sans excès. Remarquons également que la balustrade mélange les genres!

Plan (printemps 2011) plus complet, remplaçant celui présenté en mai 2010. Il comporte notamment les routes forestières tracées en 2010 et la ligne de rebord du plateau, qui constitue un repère commode. De plus on a fait figurer, le long des sentiers visés, les parties en sous-bois et celles qui sont à découvert (prairie ou champs).

Pour les curieux on a fait figurer les ruines qui pourraient être les restes d’un poste d’observation très ancien, placé sur une sorte de promontoire (au nord de la « lacune » de l’ancien chemin de Vernantois).

Au printemps 2010

Mise à jour: MAI 2010